Cloé Guesdon, sur le terrain pour la prévention du risque routier
Alternante commerciale chez Centaure Paris-Normandie depuis septembre, Cloé Guesdon partage son quotidien, de ses premières rencontres avec les entreprises à ce qu’elle a retenu de sa propre formation sur nos plateaux d’exercices.
Quel a été votre parcours et qu’est-ce qui vous a conduite chez Centaure ?
Mon parcours a commencé par des études scientifiques, bien loin de la prévention routière et du métier de commercial. J’ai ensuite rejoint un BUT Mesures physiques en alternance, avec six mois en entreprise la première année, puis un an la deuxième, avant de me réorienter vers le commerce. Je prépare aujourd’hui un titre de négociateur commercial.
Alors que j’étais en recherche d’alternance, j’ai eu la chance d’échanger sur LinkedIn avec Christophe Depriester, directeur du centre Paris-Normandie. Quand il m’a présenté les missions, j’ai tout de suite accroché. Passionnée d’automobile, l’idée de voir des voitures évoluer chaque jour sur nos plateaux d’exercices m’a plu, tout comme la perspective de participer à des salons. Et travailler dans la sécurité routière, c’est aussi l’occasion de me faire régulièrement des piqûres de rappel et de faire profiter mon entourage des bonnes pratiques que je découvre. Ce métier a du sens pour moi.
En quoi consiste votre poste au quotidien ?
En tant que commerciale en alternance, je passe l’essentiel de mon temps sur le terrain, à prospecter auprès des entreprises et des professionnels. Je sillonne mon secteur zone par zone pour aller présenter nos formations. Si souvent mes interlocuteurs m’accordent 5 ou 10 minutes, beaucoup se montrent vraiment intéressés par notre offre dédiée aux professionnels.
Quelles entreprises rencontrez-vous, et qu’attendent-elles en matière de prévention routière ?
Le risque routier professionnel concerne toutes les entreprises qui comptent du personnel roulant ou itinérant : commerciaux, techniciens, infirmières, agents ou associations sportives. Je rencontre notamment beaucoup de petites entreprises de la soudure, de la plomberie ou du BTP, dont les techniciens passent une grande partie de leur journée sur la route. Elles ne savent pas toujours qu’elles doivent former leurs salariés aux risques routiers, et la discussion permet souvent une vraie prise de conscience.
Au départ, beaucoup n’ont pas d’attente particulière. Une fois la démarche présentée, la question du prix arrive naturellement, et je leur explique les solutions de financement possibles. La formation Préventis Card Pro 3 Eco est particulièrement plébiscitée. L’objectif de cette formation est de faire changer le regard des salariés sur la conduite, en particulier celui des conducteurs « à risque », qui ont le pied un peu lourd. Certaines entreprises nous envoient notamment des salariés qui roulent trop vite ou cumulent les accidents. L’idée est qu’ils repartent avec une conduite plus apaisée, et que l’entreprise réduise ses coûts au passage.
Vous avez vous-même suivi cette formation. Qu’en avez-vous retenu et qu’avez-vous apprécié ?
Dès mon arrivée, j’ai moi-même suivi la formation Préventis Card Pro 3 Eco, 2 jours particulièrement complets. Au programme, des rappels du Code de la route et, sur nos plateaux d’exercices, du freinage d’urgence, de la perte d’adhérence, la simulation d’un éclatement de pneu ou d’un endormissement sur autoroute. On aborde aussi l’éco-conduite, l’alcool, les médicaments, l’entretien du véhicule et le gonflage des pneus. En tant que jeune conductrice, cette formation m’a d’autant plus apporté.
Ce qui distingue Centaure, c’est d’être le seul centre de formation en France à proposer des plateaux d’exercices physiques. Ailleurs, la formation se résume souvent à des QCM ou à des modules en ligne. Chez nous, tout se vit en conditions réelles. On passe 1 ou 2 journées au centre selon la formation, puis on applique ce qu’on a appris sur la route, au quotidien. C’est très pédagogique et ça marque durablement. Personnellement, j’ai surtout changé mon rapport à la vitesse et aux distances de sécurité : je laisse bien plus de distance qu’avant, et encore davantage quand il pleut.
Quel est votre meilleur souvenir ou la rencontre qui vous a le plus marquée depuis votre arrivée ?
Je suis arrivée le 1er septembre, c’est donc encore un peu tôt pour faire le bilan, mais ma participation au Salon de la Moto m’a particulièrement marquée. Le découvrir de l’intérieur, en tant que professionnelle, a été une très belle opportunité.
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